Il n’est pas nécessaire de connaître son tableau énergétique pour commencer à observer quelques habitudes quotidiennes. La première concerne tout simplement la façon dont on prend ses repas. Manger rapidement, en travaillant, devant un écran ou en étant constamment sollicité laisse peu de place au repas lui-même. Prendre le temps de s’asseoir, de manger plus lentement et de bien mâcher constitue déjà une première façon de faciliter le travail digestif.
La médecine chinoise accorde également de l’importance à une certaine régularité des repas. Le grignotage permanent, des horaires très variables ou des repas particulièrement copieux peuvent rendre la digestion plus laborieuse chez certaines personnes.
La préparation des aliments compte également. Les aliments cuits demandent généralement moins de travail de transformation au système Rate-Estomac que de grandes quantités d’aliments crus. Cela explique pourquoi une alimentation davantage cuite et des repas tièdes peuvent être intéressants chez certaines personnes dont la digestion est fragile, en particulier lorsqu’elle s’accompagne de fatigue, de selles molles ou d’une sensation de froid.
Cela ne signifie pas qu’il faille bannir systématiquement le cru. Observer ce que l’on digère réellement bien est souvent plus utile que d’appliquer une règle alimentaire identique pour tout le monde.
Le contexte émotionnel mérite enfin d’être pris en compte. Lorsque l’on sait que son ventre réagit fortement aux périodes de tension, quelques minutes de calme avant de manger, sans téléphone ni travail, peuvent constituer une habitude très simple à expérimenter.
Il ne s’agit pas de rechercher une alimentation parfaite, mais de créer des conditions dans lesquelles le système digestif est moins sollicité et peut accomplir plus facilement son travail de transformation.